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Chapitre 5 de l’Anthologie de la Folk Américaine d’Harry Smith: Bill & Belle Reed – Old Lady & The Devil

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Dans ce nouveau chapitre de l’anthologie nous allons plonger au coeur de l’Amérique démoniaque !
Set One: Ballads; Disc One; Track Five: « Old Lady and the Devil » performed by Bill and Belle Reed. « Vocal solo with guitar. » Recorded in Johnson City, TN on October 17, 1928. Original issue Columbia 15336D (W147211).

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Le duo Bill and Belle Reed reste très certainement un des plus grands mystère de la collection. On ne sait absolument rien d’eux hormis qu’ils ont enregistré deux titres lors de la séance du 17 octobre 1928 dont celui qui apparaît dans l’anthologie. Certains chercheurs pensent qu’ils pouvaient venir de la virginie ou du kentuky mais sans avoir pu apporter d’éléments probants pour soutenir leur thèse.
Autre piste, peut être Bill and Belle Reed ont ils un rapport avec la famille Reed qui est une grande famille de musiciens folk dont est issu Ola Belle Reed qui est très certainement une des 4 ou 5 chanteuse folk/ country les plus incroyables de l’histoire du pays. Nous restons cependant ici dans le domaine des suppositions.
Le plus probable est que ce duo (peut être un couple?) soit venu des régions voisines pour enregistrer leur chanson avant de retourner à leur vie quotidienne.

Durant cette session ils enregistrerons une seconde chanson We shall be free, qui sera reprise plus tard par Woody Guthrie, Leadbelly ou Bob Dylan.

Si ce duo reste donc un mystère on en sait, par contre, bien davantage sur celui qui dirigea la séance, Francis Buckley Walker, qui était alors responsable de la branche «hillbilly» de Columbia Records.
Walker est sans aucun doute possible un des producteurs les plus importants de l’histoire de la musique populaire. Il a été un des premiers à enregistrer les artistes grâce à des studios mobiles poursuivant ainsi le travail de collectage commencé, à dos de chevaux, par des musicologues qui traversaient le pays pour retranscrire les chants traditionnels. Walker s’est rendu, dans le sud, à la recherche de talents, pour la première fois en 1923. Il découvrit Bettie smith, mais aussi d’autres grands artistes blues comme Blind Willie Johnson. Dans les années 20 il fut le principal collecteur des musiques folk et country. Outre Bill et Belle Reed il découvrit Clarence Ashley ,  Ira et Eugene Yates et beaucoup d’autres ! Sa notoriété fut telle que RCA Victor Records lui proposa de diriger le label, poste qu’il accepta. Il permis à son entreprise de traverser la grande crise et supervisa des enregistrements de musiciens légendaires  comme Glenn Miller , Duke Ellington ou  Coleman Hawkins . Au milieu des années 40 il prit sa retraite..temporairement ! Car dès 1946 il fut intégré dans le projet de création du label MGM records  Grâce à cette compagnie, il signe et se lie d’amitié avec le chanteur country Hank Williams. Lorsque Walter décédera en 1953, Hank lui écriera une lettre nommée « the last letter » qui sera lu sur les antennes de plusieurs radios du pays. Walker est mort en laissant derrière lui trois enfants et une œuvre considérable qui structure encore aujourd’hui le paysage musical .
Old lady and the devil est une variante d’une child ballad nommé The Farmer’s Curst Wife.

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Les ballades traditionnelles du vieux monde ont généralement tendance à être plus sérieuses qu’humoristiques, cette chanson fait donc figure d’exception puisqu’il s’agit ici d’une chanson amusante sur le Diable.
Child résuma cette ballade comme suit :
Le diable vient prendre la femme d’un fermier qui accueille la nouvelle avec une joie non feinte. Hélas la femme se révèle aussi difficile à vivre en Enfer qu’à la maison; elle donne des coups de pieds aux diablotins et va même jusquà en tuer plusieurs de manière particulières horrible. Le diable est contraint de la ramener auprès de son mari, au plus grand désespoir de ce dernier ».

Child n’a publié que deux textes de cette ballade mais il existe un nombre innombrables de versions. Des recherches plus récentes tendraient à faire croire que cette chanson trouverait sa source dans le Pañchatantra, un ancien recueil de contes et de fables (probablement le plus ancien qui nous soit parvenu) qui aurait été écrit vers -300 avant JC. Ces fables ont été transporté par l’empire perse jusqu’en occident et ont inspiré de nombreuses œuvres dont les célèbres fables de la fontaine ! Les musicologues pensent aussi que, dans des versions antérieures , le fermier aurait conclu un pacte avec le diable afin d’obtenir de l’aide pour labourer ses champs. Cette explication a disparu dans les versions récentes. Autre évolution significative, de nombreuses variantes recueillies ces dernières années en Angleterre et en Amérique se terminent par un commentaire philosophique humoristique disant que les femmes sont décidément plus coriaces que les hommes et qu’elles sont capables de revenir de tout, même de l’enfer!

Cecil Sharp célèbre folkloriste britannique et véritable cheville ouvrière du renouveau de la musique folk du début du 20eme siècle, s’est intéressé  de très près à cette chanson.
Voici une Photo de Cecil sharp dont on reparlera souvent lors de ce voyage dans les racines de la musique populaire Américaine
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Il était persuadé qu’il existait des versions où le refrain était sifflé. Ces recherches ont longtemps été vaines. En effet une légende très répandue affirmait que siffler à l’intérieur d’une maison appelait directement le diable. Dans une société traditionnelle fortement attachée aux croyances et aux rites il était donc très peu probable qu’un musicien est poussée le vice jusqu’à inclure un sifflement dans une chanson parlant du diable. Les recherches de Sharp ont pourtant finit par aboutir. Pour cela il dû traverser l’Atlantique jusqu’au comté de Knott où il rencontra Una et Sabrina Ritchie (cousine et soeur de la célèbre Jean Ritchie) qui l’ont chanté et sifflé pour lui. elles l’ont appris du père de Sabrina, Jason Ritchie qui la chantait régulièrement lors des fêtes de village.
Voici la version diabolique chantée quelques années plus tard par Jean Ritchie elle même

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Ne la sifflez pas à la maison au risque de voir apparaitre dans votre salon le démon en personne!

Une variante amusante de cette chanson a été répertorié par le collecteur James Madison Carpenter au début des années 20. . La chose amusante à propos de cette variante est qu’il ne s’agit plus seulement d’une vieille ballade traditionnelle, mais aussi d’ une chanson maritime

Alors que je marchais un matin de printemps
Je me suis retrouvé à côté d’une vieille auberge de campagne
je me suis assis et j’ai commandé un Gin
Un voyageur de commerce vint bientôt me rejoindre
Nous avons parlé de la météo , de choses et d’autres
et puis il me dit « J’ai une histoire que j’ai entendue en chemin »
Elle vient d’un vieux tailleur de Londres
Le diable en personne est venu le voir
Dit-il, mon bon ami, j’ai fait un long chemin
et je veux en être récompenser
Ce n’est pas toi, ni ta fille ni ton fils que je désire.
C’est ta sale vieille femme; C’est une vieille ivrogne
Alors le diable, l’emballa dans son sac
et l’ a pris sur son dos
Il y avait trois petits diablotins quiattendaient devant la porte de l’enfer
Elle a retiré une pantoufle et leur a mis une pâtée !
Il y avait trois petits démons tous enchaînés
Elle en pris un pour éclater la cervelle des autres
Ces trois petits démons ont hurlé:
« père, Jette la vieille sorcière, ou elle nous assassinera tous!»

Elle n’est pas digne du paradis, elle ne peut pas vivre en enfer,
dit le diable, Londres est le seul endroit où elle peut vivre
Alors le diable la remit dans son sac
et la ramena au tailleur
Les femmes sont plus coriaces que les hommes,
elles reviennent de tout, même de l’enfer!
Cette chanson a été longtemps chanté par les marins anglais sur la mélodie d’une autre ballade ancestrale se nommant «Blow the Man Down».
Voici une photo rare puisqu’elle a été prise par James Madison Carpenter lui même et qu’il pourrait bien s’agir des marins qui lui ont appris la chanson
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Dans un autre registre cette ballade a été la source d’une histoire pour enfant éditée en 1972 aux Etats Unis sous le nom :the Devil is Afraid of a Shrew

Elle raconte une histoire à peine adaptée. Une femme méchante et acariâtre avec son mari tombe un jour dans un trou qui débouche directement en enfer. Quelques semaines plus tard le diable lui même abandonne les lieux à la femme dont il ne supportait plus les cris et depuis il ère à la recherche d’un nouvel endroit pour se cacher.

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Au delà de cette chanson le diable est un personnage récurent dans les Ballades. Citons par exemple The Devil’s Nine Questions, Tom Devil ou Tying Knots in the Devil’s Tail. Chacune de ses chansons mériterait un développement particulier et elles ne sont que le sommet de l’iceberg ! La raison de la présence récurrente du démon est à chercher à la source même de l’Amérique. Le mythe de satan est, en effet, indissociable de l’histoire de ce nouveau continent ! Jean Gilet a produit un travail remarquable sur le sujet dans son article « l’Amérique démoniaque ». Il est partie d’une carte de l’Amérique de 1698. Cette carte est illustrée de différents dessins qui représentent les aspects qui ont le plus interloqué les colons Espagnols, Français ou Britannique. Outre les beaux paysages et les animaux fantastiques on trouve également sur cette carte une scène montrant une Amérique obscure et sanguinaire puisqu’elle représente l’adoration de la divinité Aztèque qu’on appelait Vitzliputzli. Vitzliputzli.étant le Dieu de la guerre Aztèque à qui ces derniers offraient des sacrifices humains.

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Un rapide coup d’œil sur la statut de Vitzliputzli, nous dit Jean Gilet, suffit à constater qu’elle ressemble beaucoup au diable chrétien., Les cornes, les ailes maléfiques…. Pour les colons Espagnols, qui ont été les premiers à rencontrer cette civilisation, il n’y avait guerre de doute sur le fait que ces peuples étaient des adorateurs de Satan ! Ce point de vue fut naturellement développé par les espagnols car ils leur a permis de justifier l’éradication de cette culture à la force du canon.

Très vite la réputation satanique de ce nouveau continent s’est répandu dans toute l’Europe ! On en retrouve des traces dans de nombreux ouvrages du 16eme siècle, y compris en France. Jean Gilet cite par exemple le père Crespet,  prieur du convent des Célestins de Paris, qui écrivit deux livres sur la haine de satan dans lesquels il dénonçait ces civilisations barbares qui sacrifiaient au diable chaque année des milliers d’individus, y compris des enfants !
Cette réputation, bien entendu, largement exagérée, perdura jusqu’à la fin du 18eme siècle. Anthonio de Solis, par exemple, dans son livre « l’histoire de la conquête du Mexique » (qui fut à l’époque un véritable best seller) alla jusqu’à affirmer que c’est le démon lui même qui organisait la résistance contre l’arrivée des chrétiens sur le nouveau continent, et cela dans le seul but de pouvoir continuer à se gorger du sang des enfants innocents. Il n’hésitera pas à témoigner des prodiges maléfiques qu’accomplissait le démon de ces terres lointaines. Il parlera dans son livre de comètes envoyées sur les troupes espagnoles par satan, de tempêtes démoniaque, d’oiseaux gigantesques qui attaquaient les chrétiens venu sauver ce continent des griffes de satan !

L’Amérique rappelle ainsi aux peuples Européens leurs origines païennes, un monde presque oublié remplit de sorcellerie et de maléfices.

Si le peuple a accordé tant de crédit à de tels récits c’est aussi dû au fait, nous dit jean Gilet, que les cartes chrétiennes ont longtemps ignorées ce nouveau monde. Cette apparition avait pour beaucoup d’Européen quelque chose de mystique et donc de suspect ! Comment faire confiance à des peuples et à un espace qui n’est mentionné nulle part dans la bible ? Les indigènes deviennent donc bientôt des âmes à délivrer des griffes du mal, un parfait motif de conquête ! Au début du 18eme siècle cette mystique atteint son apogée et dans plusieurs livres le démon apparaît carrément comme le créateur de l’Amérique ! Peu à peu ce continent représentent pour les Européens, coupés des colons, le Pandemonium, la capitale des enfers. Les philosophes des lumières se sont bien sûr moqués de ces divagations à caractère religieux et regrettaient qu’une grande partie de la population suivent aveuglement les affirmations d’auteurs fanatisés. Voltaire c’est par exemple engagé dans la lutte contre les jésuites et leur vision de l’Amérique. Dans son livre « essai sur les mœurs » il rappelle que les exactions des espagnols envers les indigènes étaient au moins aussi sanguinaire que les traditions condamnables des insulaires. Jean Gilet nous dit aussi que, cependant, Voltaire n’ira pas jusqu’à chasser le diable des âmes indigènes. Il restait pour lui un trouble dans le cœur de ces hommes, quelque chose de profondément incompréhensible à un homme amoureux des sciences et de la raison.

Avec le siècles des lumières le sentiment envers ce continent devint cependant plus ambivalent. Jean Gilet nous raconte que lorsque la noblesse Française du 18eme siècle parle des indigènes d’Amérique ils les présentent successivement comme de beaux sauvages qui connaissent le vraie sens de la vie et d’ignobles cannibales dont le cœur est inspiré par le souffle du mal. De grands écrivains ont continué à s’inscrire dans la tradition de l’Amérique démoniaque. Citons par exemple Chateaubriand dans les natchez qui alterne lui aussi entre une vision idéalisée des peuplades indigènes et des jugements définitifs sur leurs pratiques qu’il considère comme, évidemment, satanique. Jean Gilet conclu en nous disant que ce regard ambivalent sur l’Amérique du 18eme siècle, par les Francais, parle évidemment d’abord d’eux mêmes. Chateaubriand comme d’autres évoquent en sous texte et sans doute de manière inconsciente, les mystères et les propres démons qui survolent le destin de la France qui est sur le point de basculer dans la révolution.

Quoi qu’il en soit cette vision mythique et profondément démoniaque des Amériques a bien entendu fortement influencé les premiers colons dans leur choix du répertoire qu’ils ont emmené de leur pays. Pour les premiers américains le diable n’est pas un mythe, c’est un être réel de chair et de sang ! Cette obsession de satan a atteint son apogée, en Amérique, avec le procès de Salem à la fin du 17eme siècle.

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En 1692, à Salem Village, aujourd’hui Danvers  quelques jeunes filles, accusent certains concitoyens de les avoir envoûtées et d’être des sorciers ou des magiciens, alliés de Satan. La communauté, assiégée par les Amérindiens auxquels ils prêtent des pratiques satanique donne crédit aux accusations et condamne les personnes mises en cause à avouer les faits de sorcellerie  et à être pendue !De nombreux historiens estiment que ce procès a eu une influence profonde et durable sur l’histoire des États-Unis. Ainsi, l’historien George Lincoln Burr écrivit : « la sorcellerie de Salem a été le roc sur lequel la théocratie s’est brisée ».

Malgré tout l ‘Amérique reste, de nos jours encore, le pays de Satan et régulièrement l’obsession du démon remonte de l’inconscient collectif. Ainsi au début des années 90 s’est développé, aux Etats Unis un fort courant millénariste auquel le monde diplomatique consacra un long reportage.. Je cite : « L’idée se répandit , dans des milieux marginaux, que les Etats-Unis devaient être le lieu d’élection de l’Apocalypse. certains s’y sont préparé en pratiquant le « mal » Un fait divers effroyable a particulièrement bouleversé, en avril 1989, les Américains : la macabre découverte à la frontière entre Brownsville (Texas) et Matamoros, au Mexique, de treize cadavres dépecés et mutilés dans un terrain jouxtant une cabane en planches, au Rancho Santa Helena. A l’intérieur de la cabane, une trouvaille tout aussi terrifiante : la nganga, chaudron du diable où surnage une mixture de cervelle et de sang humains mélangés à une tête de chèvre et à des bâtons de drogue, le tout exhalant une odeur nauséabonde. « C’était notre religion », a expliqué un membre du gang de meurtriers sataniques arrêté par la police.  L’affaire de Matamoros était un cauchemar américain qui explosait brutalement à la face du grand public. Mais ce n’était pas une surprise : « Tous les suspects, mexicains ou américains, que nous arrêtons à la frontière portent sur eux une trousse de magie noire, comme d’autres leur permis de conduire », déclara à l’époque un agent de la brigade des stupéfiants du Texas. Les Etats-Unis en ce début des années 90 étaient en proie à l’obsession du satanisme. Dans presque tous les Etats, on parlait d’enlèvements, de viols et de sacrifices rituels d’enfants et d’animaux domestiques. On chuchotait — comme on l’a entendu en Louisiane — que des bébés était mis au monde spécialement pour être sacrifiés par leurs parents, lesquels ne déclarent pas la naissance.
A la même époque Margaret Michaels, nurse dans une garderie de l’Oregon, fut inculpée de deux cent trente-cinq chefs d’accusation concernant des violences sur des moins de six ans. Interrogés, les gamins parlèrent aussi de cadavres d’adultes enfouis dans des marécages et de libations de buveurs de sang.
A San-Francisco, un clochard fut victime d’un sadomasochiste ; son cadavre porta la trace du signe de Lucifer, le pentaèdre inversé. A Long-Island, un garçon de dix-sept ans fut torturé quatre heures d’affilée, lardé de coups de poignard, les yeux arrachés par ses condisciples, membres d’une secte satanique….
Devant ce phénomène on organisa en catastrophe des séminaires sur les crimes sataniques à l’usage des animateurs sociaux, éducateurs, personnels médicaux ou policiers. Les séminaires sur le satanisme devinrent alors quasi obligatoires pour obtenir une promotion.  «
Un nouveau business était née !

Un business qui ne s’est jamais vraiment arrêté, à tel point que le Satanic Temple est , depuis 2019, reconnu comme une Eglise légitime des Etats Unis d’Amérique
Voici son église officelle

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« Satan est là pour longtemps ! » s’est félicité le grand guide du temple.
Dieu sait qu’il a raison..

Sources

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1977_num_84_3_2908

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sorci%C3%A8res_de_Salem

https://www.monde-diplomatique.fr/1991/02/CARLANDER/43263

https://blogs.loc.gov/folklife/2020/10/devil-songs-for-halloween/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pa%C3%B1chatantra

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